C’est le revers de la médaille de l’E85 : il consomme un peu plus que l’essence. Un point souvent mal compris, parfois exagéré. Cet article détaille pourquoi cette surconsommation existe, ce qu’elle représente réellement, et surtout comment la limiter au quotidien.
Pourquoi l’E85 consomme un peu plus
La raison est purement physique : l’éthanol a un pouvoir calorifique plus faible que l’essence. À volume égal, il libère moins d’énergie. Pour parcourir la même distance, le moteur a donc besoin d’un peu plus de carburant, et c’est exactement ce que gère le boîtier, comme expliqué dans notre article sur le fonctionnement d’un boîtier de conversion.
De combien parle-t-on ?
En pratique, on observe une surconsommation de l’ordre de 15 à 25 %, souvent autour de 20 %. Une voiture qui consomme 7 L/100 km en essence tournera donc plutôt autour de 8 à 8,5 L/100 km à l’E85. C’est un ordre de grandeur : la valeur réelle dépend de votre véhicule et de votre conduite.
Ce qui influence la surconsommation
- le style de conduite (accélérations franches, vitesse élevée) ;
- le type de trajets : les courts trajets et la ville pénalisent davantage ;
- la météo : par grand froid, la phase de démarrage consomme plus ;
- l’entretien du véhicule (pression des pneus, filtres).
Comment la limiter
Quelques habitudes simples réduisent l’écart :
- adoptez une éco-conduite : anticipation, régime modéré, vitesse stabilisée ;
- vérifiez régulièrement la pression des pneus ;
- privilégiez les trajets moteur chaud et regroupez vos déplacements ;
- assurez-vous que le boîtier est bien réglé et la sonde de température correctement posée.
La surconsommation ne remet pas en cause l’économie
C’est l’essentiel : même avec 20 % de consommation en plus, l’écart de prix à la pompe reste très favorable à l’E85. Notre article économies réelles avec l’E85 détaille le calcul net, surconsommation comprise, et notre comparatif des carburants replace l’E85 face au SP95 et au SP98. Le bilan penche nettement du côté de l’éthanol.

